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Accueil > A propos du LPP > Communication > Actualités archivées > 2009 > Le LPP a voté une motion sur le fonctionnement de la recherche.

Le LPP a voté une motion sur le fonctionnement de la recherche.

Le LPP (Laboratoire de Physique des Plasmas UMR 7648), réuni en Conseil de Laboratoire le 04 septembre 2009, a adopté à l’unanimité la motion ci-dessous.
Cette motion, émanation d’une consultation menée dans le laboratoire pour laquelle entre 30 et 50% du personnel s’est exprimé selon les points (de 24 à 55 votants), a été rédigée sur la base du relevé de conclusions de la réunion des directeurs de laboratoires et de responsables d’instance du 14 mars 2009.

1. Les EPST doivent continuer à jouer un rôle majeur pour la structuration nationale de la recherche dans le contexte international, et donc rester des opérateurs de recherche de plein exercice : Ils doivent avoir la possibilité d’effectuer les évaluations de leurs unités et d’établir leur prospective à partir de leurs propres instances scientifiques représentatives (constituées majoritairement d’élus). En cohérence avec ces actions d’évaluations et de prospectives, ils doivent pouvoir créer ou fermer certaines de leurs unités de recherche en concertation avec leurs partenaires (universités, ...). Dans le cas du CNRS, cela implique la restitution de l’évaluation des unités de recherche aux sections du comité national. Pour jouer ce rôle, le CNRS doit disposer d’une direction collégiale avec un conseil scientifique constitué majoritairement d’élus.

2. Les UMR sont au coeur du système, leur création et leur renouvellement doivent être décidés sur critères scientifiques exclusivement, au sein des instances scientifiques représentatives (composées majoritairement d’élus enseignant-chercheur/chercheurs/ITA). Elles doivent disposer d’un statut unique.

3. Les contrats d’objectifs doivent comporter un engagement sur les moyens nécessaires, notamment en terme de postes statutaires (enseignants-chercheurs, BIATOSS, chercheurs, ITA) pour le CNRS, les organismes, et les universités.

4. Il faut définir un plan pluriannuel d’emplois à 3 ans et une prospective à 10 ans pour éviter les effets « d’accordéon » dans le nombre des recrutements des universités et des organismes. Cette programmation doit avoir pour objectif de maintenir et de développer l’emploi scientifique permanent (postes statutaires) et de supprimer la précarité.

5. L’ANR doit être supprimée. Les financements actuellement attribués à l’ANR doivent être intégralement reversés aux organismes de recherche et aux universités. Les financements sur projets doivent être organisés au sein des organismes et des universités via les instances scientifiques représentatives (Conseil scientifique, CSE, sections du comité national, ...).

6. Depuis 15 ans, le crédit impôt recherche a montré son inefficacité à améliorer le transfert de connaissances de la recherche fondamentale vers les entreprises ainsi qu’à développer l’emploi des docteurs en entreprise. Il représente "un effet d’aubaine" et doit être supprimé. Une réflexion sur la création d’un organisme public dédié au transfert de connaissances vers les entreprises et à la recherche finalisée à court terme doit être ouverte.

7. L’ANR contribue à développer fortement les emplois précaires ( 6000 CDD) dans la recherche dans un contexte de diminution du nombre de postes statutaires. Elle est une source de désorganisation du système de recherche et doit donc être supprimée. Les financements sur projet ainsi que les emplois à court terme (CDD) doivent être organisés au niveau des organismes et des universités, en cohérence avec la prospective et les plans pluriannuels d’emplois via les instances scientifiques représentatives (Conseil scientifique, ...).

8. Les chaires organisme-université doivent être supprimées. Elles correspondent à une remise en cause du statut d’enseignant-chercheur car elles introduisent une individualisation des salaires (via de fortes primes) et des conditions de travail privilégiées (enveloppe budgétaire supplémentaire). La diminution du nombre statutaire d’heures d’enseignements, de 192h (TD/TP) à 128h, et l’amélioration des conditions de travail pour tous les enseignants-chercheurs afin de leur permettre de mieux développer leur recherche doivent être obtenues via le plan pluriannuel d’emplois statutaires et l’augmentation des budgets publics de l’état pour les universités.

9. Nous réaffirmons notre attachement au recrutement d’enseignants-chercheurs ou de chercheurs jeunes.


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