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Le jeudi 12 février 2009 à 11 h

Michel Malingre

Turbulence hybride basse et chauffage ionique dans l’ionosphère équatoriale.

12 février 2009 à 11h

Palaiseau

L’un des phénomènes les plus spectaculaires observés dans l’ionosphère équatoriale dans le secteur 20-23 TL durant les phases initiale et de croissance des orages magnétiques est le développement de dépressions du plasma ionosphérique au sein desquelles la densité du plasma est inférieure de 2 à 3 ordres de grandeur à celle du plasma environnant. Les dimensions typiques de ces structures sont de 100-200 km en direction est-ouest et de un ou plusieurs milliers de km le long du champ magnétique. Elles sont généralement associées à une remontée du maximum de la couche F à des altitudes qui peuvent atteindre 1000 km, due à la pénétration du champ électrique de convection jusqu’aux basses latitudes au début de l’orage. Certaines de ces dépressions peuvent également être la signature du développement le long de tubes de force du champ magnétique de " bulles équatoriales  par instabilité de Rayleigh-Taylor généralisée. Les observations ondes et plasma du satellite DEMETER lors de la traversée de telles dépressions ont permis de mettre en évidence un couplage efficient entre la troposphère et l’ionosphère de basse latitude lors des périodes de forte activité orageuse. Une partie de l’énergie électromagnétique des éclairs atmosphériques pénètre dans l’ionosphère et se propage sous la forme d’ondes dans le mode sifflement qui, par diffusion sur des irrégularités de densité de petite échelle existant à l’intérieur des dépressions, donnent naissance à de la turbulence à la fréquence hybride basse. Cette turbulence évolue parfois sous la forme de structures solitaires analogues à celles couramment observées dans l’ionosphère supérieure en zone aurorale. Associé à la turbulence hybride basse, on observe également un chauffage des ions sous la forme d’une queue suprathermique dans la population des ions.


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